surf et sophrologie

Même si les exégètes de la discipline voient en elle la star montante du surf européen, Pauline Ado, 19 ans, pro depuis deux saisons, s'apprête à vivre une saison aussi excitante qu'indécise au sein de l'élite du surf mondial. Elle a conquis ce droit cet hiver en terminant 7e du classement WQS (la deuxième division mondiale, NDLR), là où les huit premières étaient qualifiées. Dans le même temps, les sept dernières du WCT ont été rétrogradées même si l'une d'elles sera repêchée en raison de blessures qui ont nui à ses performances. Lee-Ann Curren, la Biarrote, est l'une des candidates.

Être deux ne suffirait pas à rétablir le rapport de force entre Australiennes, Américaines et Hawaïennes, néanmoins, il permettrait de mettre en exergue l'hégémonie française sur le surf européen. Être deux sur la scène planétaire permet de s'entraider et de vivre une petite aventure collective moins déroutante. Être seule sur un circuit qui ne vient qu'à deux reprises sur le continent européen n'a rien d'évident.

Toujours est-il que Pauline Ado a poussé un ouf de soulagement lorsqu'elle a composté son sésame pour le WCT. Logique car elle a vécu une première partie de saison pour le moins laborieuse. Elle raconte sans afféterie : « À cette époque, je me mettais beaucoup de pression sur les épaules. Et en compétition, je n'arrivais pas à reproduire ce que j'accomplissais à l'entraînement. Mes performances n'étaient pas bonnes. Et j'ai plongé pendant plus de trois mois. Je me suis remise en question mais j'ai dû faire appel à un préparateur mental, Jean-Marie Goyheneche. J'en avais besoin car j'avais perdu confiance en moi. Il me manquait ce petit déclic pour faire pencher la balance du bon côté et son travail a été très bénéfique. »

Dès juillet, Pauline redevient conquérante sur les vagues. Son vague à l'âme disparaît peu à peu. Elle remporte une compétition en junior, puis s'offre de bons scores sur un WQS en suivant. Elle remet donc en place son surf. Elle est sur la bonne voie. Autant la jeune hendayaise gère bien ses techniques, sa stratégie, sa tactique, autant elle souffre lorsque la pression devient omniprésente. C'est pourquoi elle poursuit sa collaboration avec le sophrologue bayonnais. « Quand le stress monte, a-t-elle appris, il faut se focaliser sur ses objectifs, les résultats à obtenir et ne pas commencer à cogiter sur ses adversaires. Fort heureusement, cette saison, j'ai été invitée sur quelques WCT et j'ai eu le sentiment d'être au niveau. Je pense que ces bonnes expériences vont m'aider ».



02/01/2011
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