L'amour et la liberté : le conte de Sarsenbaie :

Saint Valentin : fête des amoureux - fête de l'Amour -gratuité- goût du bonheur- puissance du désir accordé à la musique du coeur du monde

Laissez vous surprendre sans chercher à comprendre: écoutez ce conte d'Henri GOUGAUD comme un ami qui vous parle

 

Sarsenbaïe est berger. Il est pauvre. Il n'a rien. Il garde le troupeau du seigneur du village.

Son maître lui promet  pour salaire une brebis boîteuse. Il en est bien  content. Mais voilà qu'un loup vient et dit "donne moi un mouton, sinon je t'en tue 10" " je n'ai pas le choix de mon salaire , lui répond Sarsenbaie. Donc, en bonne justice, tu ne dois pas l'avoir non plus. Ferme les yeux, prends au hasard" "d'accord" lui dit le loup.

 Le loup bondit, la gueule ouverte et yeux dans le noir. Il tombe sur le dos de la brebis boiteuse. "il pleut toujours sur le mouillé" dit un proverbe pessimiste.

Voilà Sarsenbaie démuni comme il ne l'a jamais été. Le loup dévore la brebis mais lui abandonne la peau. "tu en tireras bien quelques sous!". Le gaçon part alors à l'aventure, sa peau de mouton sous le bras. Il parvient à la ville et la vend 3 sous sur le marché. Et que fait il de cet argent?

Son premier sou, il le donne à un mendiant qui en échange lui remet une poignée de sable!!! drôle de remerciement!!! Sarsenbaie ne s'en émeut nullement et accepte cette poignée de sable qu'il met dans sa poche et lui fait  un large sourire.

Ce n'est pas fini : avec sa deuxième pièce, il va prende une soupe, dormir à l'auberge. Le lendemain matin, il entend un marchand  raconter en riant  le beau rêve qu'il a fait cette nuit . Ebloui, il lui donne sa dernière pièce puis s'en va content sur la route.

Il n'a vraiment plus rien qu'un rêve qu'il emporte sous ses cheveux.

Il s'en va donc sur les chemins du monde, heureux de ce jour, avec ce rêve . Il cherche travail  et lit où dormir. Mais il est bien seul. Un nuit d'hiver, perdu loin des villages, épuisé, grelottant de froid contre le vent glacé, il s'adresse à Dieu : "Dieu , je me meurs, je ne peux plus marcher. Que mon corps nourrisse les bêtes"

Un loup sort de l'ombre. Son loup, celui qui a mangé sa brebis boiteuse "choisis le loup pour frère, il connait le secret des forêts et l'honneur de la vie" dit un proverbe russe". Ils se reconnaissent.

Bien sûr que le loup se souvient de ce pauvre berger qui l'a sauvé de la famine. Il grogne " j'ai vu un feu que des brigands ont allumé ; ils sont partis; viens tu pourras t'y chauffer". Le loup le conduit dans le bois puis retourne à ses chasses.

 

Sarsenbaie se réchauffe puis s'endort près du feu. Au matin, sous les cendres tièdes que découvret'il ? Un trésor qu'il fourre dans son sac puis il s'enfonce dans la forêt. Il rencontre un faon assailli de corbeaux . Il disperse la nuée noire et sauve la bête. Alors le père cerf vient "mon fils te doit la vie, lui dit il, sois béni. Je ne l'oublierai

jamais" 

Plus loin, c'est un jeune mouflon qu'il délivre d'un piège, et plus loin encore un aiglon empêtré dans un épineux. Père mouflon et père aigle remercient et bénissent le bienfaiteur.

Sarsenbaie parvient au bord d'un torrent, où se trouve une triste cabane. Là , se trouve ALTINA, une belle jeune fille prisonnière de Jalmouizer la sorcière, ogresse dévorante jamais rassasiée. Jalmouizer est absente mais elle survient au moment ou Sarsenbaie prend la main d'Altina pour la délivrer et s'enfuir avec elle. Pour aveugler la sorcière Sarsenbaie lui jette par poignées ces milliers de soleils qu'il sort deson sac et parvient  à aveugler la sorcière qui les poursuit.

Mais celle ci n'a pas dit son dernier mot et brandit soudain ses longues griffes . Le cerf qui passait par là, reconnait Sarsenbaie et  emporte, hors de portée les 2 amoureux ; les confie à un mouflon  qui les conduit près d'un aigle qui les emporte de l'autre côté de la montagne près du lac  paisible et transparent

Les 2 amoureux  s'épousent . Ils ont un enfant et sont pauvres mais heureux;

Sarsenbaie, un jour se repose dans son jardin: son fils grimpe sur sa poitrine. Sa femme se penche sur lui. Il se souvient alors du rêve jadis acheté pour un sou. Il est là , exactement réalisé.

Alors lui revient la poignée de sable que lui avait donné le mendiant. Il l'avait fourrée dans la poche de sa veste qui est toujours là suspendue à une branche de l'arbre. Le sable : toujours là aussi

Il tend le bras, s'emplit le poing de ce sable et le jette au vent alentour. Sur la steppe apparaissent aussitôt des chevaux, des vaches, des moutons, des chameaux par milliers. De chaque grain de sable, un animal est né;

 

Les voisins éblouis, accourent et s'exclament : " A quel seigneur sont ces troupeaux innombrables?"" ils sont à moi , ils sont à nous, leur répond Sarsenbaie, à nous ces beautés infinies"



14/02/2011
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