douleur, stress dans le sport et sophrologie

Solène Jambaqué : kiné, famille et sophrologie avant le prochain podium

Solène Jambaqué sophrologieDans quelques jours et dans la foulée des Jeux olympiques d'hiver débuteront les Jeux Paralympiques à Vancouver (du 12 au 21 mars 2010). La délégation française comptera une vingtaine de membres, dont Solène Jambaqué. La jeune Luchonnaise de 21 ans, quatre fois médaillée à Turin en 2006 (médaille d'or de la descente à ski et du Super G), s'est enfin remise de ses nombreuses blessures. Elle aborde sereinement la compétition à venir. Elle explique à La Dépêche qu'elle s'est senti isolée avec sa douleur, qu'elle ne savait pas ce qu'elle avait pu bien faire pour mériter toutes ces blessures. C'est donc auprès de ses proches et après une longue rééducation que la jeune sportive a retrouvé toutes ses capacités. Suivie désormais par un sophrologue, elle déclare : je n'ai plus mal, c'est bien !

 

JO et sophrologie


A la suite d'un accident en 2002, Sabrina Poignet a été amputée des deux jambes. Après 20 mois de rééducation, cette ancienne militaire s'est mise à l'escrime handisport. Très vite, les succès se sont enchaînés, avec notamment deux titres mondiaux. Championne de France en titre, Sabrina a participé aux Jeux paralympiques de Pékin.

Comment gérez-vous le stress pendant les compétitions ?
Il faut faire avec le stress et ce n'est pas facile. Je me suis vraiment améliorée dans ce domaine, notamment grâce à la sophrologie et à des séances de relaxation. Jean-Philippe Gatien, mentor de notre « Team Visa », m'aide aussi pas mal avec de précieux conseils. Je l'écoute beaucoup pour ne pas subir la pression à Pékin et ne pas me laisser écraser par l'ampleur de l'évènement.

ELLE – JO : Interview de Sabrina Poignet

La sophrologie au service du sport

 

Mourad Moutaouakkil   Le : 2009-03-25

Ils se tuent à l'entraînement mais le jour de la compétition ils passent à côté. Ils sont légion les sportifs de haut niveau qui vivent ce calvaire mais qui finissent par se rendre à l'évidence. Ils savent que le mental leur a fait défaut sans pour autant parvenir à y remédier la compétition suivante, oubliant au passage, comme nous l'explique Kathy Brigaud, que la préparation mentale utilise un ensemble d'exercices simples propres à la sophrologie, immédiatement applicables, à tout moment et en toute autonomie.
 
Elle comprend des techniques de relaxation statique et dynamique et de respiration, pour aboutir à la décontraction musculaire et la détente mentale, des techniques de visualisations et suggestions positives.
Ces procédés permettent de stimuler la capacité de concentration et le pouvoir de mémorisation, d'optimiser les capacités, la réalisation et l'appropriation de gestes techniques par la mentalisation, de dynamiser et renforcer la motivation, de développer la confiance et la maîtrise de soi, de favoriser la récupération après l'effort.
Elle ne donne pas les garanties d'une réussite aux compétitions, épreuves, ou match mais vient renforcer l'efficacité des entraînements par une bonne gestion émotionnelle et une visualisation positive de l'évènement.
 
Elle permet de gérer toutes les émotions négatives qui pourraient nuire à la réussite avant et pendant la compétition, de se dynamiser physiquement et psychologiquement avant l'effort.
 

 
Un autre point important à souligner est qu'elle permet d'aiguiser la perception de son schéma corporel, aspect essentiel chez un sportif pour exécuter des gestes corrects. Avec un bon schéma corporel, l'apprentissage est plus rapide. Au terme de la préparation mentale, le sportif est capable de détendre aussi bien son corps que son mental de manière tout à fait autonome.
 
Osthéopate au tout début de sa carrière professionnelle, Kathy Brigaud s'est vite rendu compte que son domaine restait limité pour répondre aux besoins des sportifs. «J'ai toujours été convaincue que le physique et le mental ne formaient qu'un tout et interagissaient en permanence entre eux.
 
En effet, nous avons tous perçu le malaise que nous ressentions psychiquement lorsque nous éprouvions une douleur physique et, inversement, un mal-être mental se répercutait sur notre physique par l'apparition de fatigues, d'apathie, de douleurs plus ou moins diffuses.
 
Je me suis donc intéressée à la sophrologie mais également à différentes disciplines qui concernent le domaine du mental. J'ai pu ainsi aborder l'individu dans sa globalité, c'est-à-dire à la fois sur le corps et le psychique» Chez les sportifs le temps est précieux et la blessure est fatale.
 
Un atout non négligeable est que, même blessé, grâce à la visualisation, le sportif, peut continuer à travailler ses gestes techniques ou ses enchaînements sans danger, ce qui représente un gain de temps substantiel.
 
Cependant, pour Kathy, la gestion des moments de stress varie d'un sportif à un autre. «Par exemple chez un golfeur, la canalisation du stress a permis une meilleure maîtrise du geste dans les coups difficiles, de la régularité tout au long du parcours et de ne plus perdre ses moyens lorsque la pression était trop forte. Le stress, s'il n'est pas contrôlé, entraîne une série de phénomènes physiologiques, entre autres la libération excessive d'adrénaline provoquant l'élévation du rythme cardiaque, l'essoufflement, une surtension musculaire… qui empêchent la réalisation d'un geste technique efficace». Maladie des temps modernes, le stress a peut-être trouvé son antidote.

 



16/03/2010
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